Le Peugeot 3008 est indéniablement la success story automobile française de la dernière décennie. Avec son design audacieux, son fameux i-Cockpit et un confort routier de premier plan, il a séduit des milliers de familles et domine le marché du SUV compact.
Cependant, derrière cette façade séduisante et ces chiffres de vente records se cache une réalité technique beaucoup plus contrastée. Tous les millésimes ne se valent pas, et certaines motorisations peuvent transformer votre rêve automobile en véritable cauchemar financier. Avant de signer, il est crucial d’identifier précisément chaque modèle de 3008 à éviter pour ne pas vous retrouver avec une facture de réparation dépassant la valeur du véhicule.
Ce guide complet analyse les deux générations (2009-2016 et 2016-2023) pour vous aider à filtrer les pièges et repérer les versions saines.
En bref : Quelle Peugeot 3008 ne pas acheter ?
Si vous êtes pressé, voici la synthèse des risques majeurs. Pour répondre directement à la question « Quelle Peugeot 3008 ne pas acheter ? », nous avons classé les versions les plus problématiques par niveau de risque.
Les modèles ci-dessous présentent des défauts de conception structurels entraînant des casses moteur ou des pannes immobilisantes très coûteuses.
| Génération | Motorisation / Version | Période critique | Risque Principal & Coût |
|---|---|---|---|
| Phase 1 | 1.6 THP (150/156 ch) | 2009-2011 | Casse distribution (Chaîne) – Jusqu’à 4000€ |
| Phase 1 | 1.6 HDi 110 ch | 2009-2012 | Casse Turbo & Injecteurs – 1500€ à 2500€ |
| Phase 2 | 1.2 PureTech 130 ch | 2015-2018 | Désagrégation courroie (Casse moteur) |
| Phase 2 | 1.5 BlueHDi 130 ch | Après 2020 | Réservoir AdBlue & Chaîne arbre à cames |
| Tout | Boîte EAT6 | 2014-2016 | À-coups et gestion électronique |
En résumé : Fuyez impérativement les moteurs essence produits avant 2018 (qu’il s’agisse du THP ou du PureTech) ainsi que les premiers diesels 110 chevaux de la première génération.
Les moteurs essence : Du cauchemar THP à la fragilité du PureTech
Si l’essence a le vent en poupe, c’est pourtant sur ce carburant que Peugeot a rencontré ses plus gros échecs de fiabilité ces quinze dernières années.
Le 1.2 PureTech 130 : La « bombe à retardement » (2015-2018)
C’est le problème le plus médiatisé actuellement. Ce moteur 3 cylindres, très répandu sur la deuxième génération du 3008, souffre d’un défaut de conception majeur : sa courroie de distribution immergée.
- Le problème technique : La courroie baigne dans l’huile moteur. Avec le temps et la chaleur, elle s’effrite et se désagrège. Les résidus de gomme viennent alors boucher la crépine d’huile (le filtre d’aspiration).
- Les conséquences : Le moteur n’est plus lubrifié correctement, entraînant souvent une casse moteur pure et simple. Plus insidieux encore, ces débris peuvent boucher la pompe à vide, provoquant une perte soudaine de l’assistance au freinage.
- Le conseil : Évitez les modèles produits avant la modification technique de 2018. Si vous achetez un modèle plus récent, exigez une preuve que la courroie a été changée récemment et que la crépine a été contrôlée.
Le 1.6 THP (150/156/165 ch) : L’héritage empoisonné
Sur la première génération (et le début de la seconde), le bloc 1.6 THP, développé avec BMW, est à proscrire.
- Symptômes : Une chaîne de distribution qui se détend prématurément à cause d’un tendeur hydraulique défaillant.
- Le risque : Des claquements métalliques à froid, des pertes de puissance et un décalage de la distribution pouvant mener à la destruction du moteur. Ce bloc est également connu pour une consommation d’huile excessive.
Les moteurs diesel : Turbo, AdBlue et chaîne d’arbres à cames
Longtemps réputé pour ses diesels indestructibles, Peugeot a connu des ratés notables sur certaines séries.
1.6 HDi 110 (Génération 1) : Le point noir
Sur les 3008 commercialisés entre 2009 et 2012, le 1.6 HDi 110 ch est une source de chagrin pour de nombreux propriétaires. Le turbo est extrêmement fragile et a tendance à casser dès 100 000 km, souvent à cause d’une lubrification défaillante (crépine turbo bouchée). Les injecteurs présentent aussi des fuites récurrentes qui, si elles ne sont pas traitées, contaminent l’huile et tuent le moteur.
1.5 BlueHDi 130 : Le problème moderne
Pour les acheteurs d’un 3008 récent (Phase 2), quel est le problème courant rencontré avec la Peugeot 3008 en diesel ? C’est sans conteste le système de dépollution AdBlue.
- Le défaut AdBlue : L’urée a tendance à cristalliser, ce qui déforme le réservoir et grippe la pompe intégrée. Comme le réservoir et la pompe sont indissociables, la facture dépasse souvent les 1200 euros.
- La chaîne d’arbre à cames (1.5 BlueHDi) : Moins connu mais plus grave, les modèles produits (notamment autour de 2020-2022) possèdent une chaîne reliant les arbres à cames de 7mm, trop fragile, qui peut rompre. Une conversion vers une chaîne de 8mm (plus robuste) est parfois nécessaire.
Au-delà du moteur : Électronique et Boîtes de vitesses
La fiabilité ne s’arrête pas sous le capot. L’environnement technologique du 3008 présente aussi des faiblesses.
- Boîte automatique EAT6 (2014-2016) : Bien que plus fiable que les anciennes boîtes robotisées, l’EAT6 a connu des soucis de gestion électronique. Les propriétaires rapportent des à-coups brutaux lors des passages de rapports et parfois des calages moteur intempestifs dangereux en circulation.
- Électronique et i-Cockpit : Sur les premiers modèles (2009-2012) et le début de la phase 2, les bugs sont légion : écran noir, GPS qui fige, ou dysfonctionnements du système multimédia.
- Hybrides rechargeables : Attention aux premiers modèles Hybrid4. La complexité de la gestion entre le thermique et l’électrique a engendré des bugs logiciels et des pannes du système de charge sur les millésimes 2012-2014 (Gen 1) et les tout premiers de la Gen 2.
Quelle version de la Peugeot 3008 est la plus fiable ?
Après ce tableau inquiétant, rassurez-vous : il existe d’excellents 3008, capables d’avaler les kilomètres sans encombre. Voici les configurations à privilégier pour un achat sécurisé.
1. Le champion Diesel : Le 2.0 HDi / BlueHDi (150ch ou 180ch)
C’est la valeur sûre absolue. Ce bloc « gros moteur » est robuste, dimensionné pour les gros rouleurs et exempt des problèmes de distribution fragiles des petits moteurs. Si vous faites de l’autoroute, c’est le modèle à viser.
2. Le choix Diesel économique : 1.6 HDi 115 ch (Phase 1 restylée)
À partir de 2013, Peugeot a corrigé le tir. La version 115 ch (et plus tard 120 ch) est beaucoup plus fiable que le 110 ch. C’est un moteur sobre et endurant, idéal pour un budget serré.
3. Le choix Essence : 1.6 PureTech 180 (après 2018)
Si vous voulez une essence récente, oubliez le 1.2L et visez le 1.6 PureTech 180 (4 cylindres). Contrairement à son petit frère, il possède une distribution par chaîne (enfin fiabilisée sur ces millésimes tardifs) et offre un agrément de conduite supérieur.
Règle d’or : Privilégiez toujours les versions restylées (après 2013 pour la première génération, et après 2020 pour la seconde). Les défauts de jeunesse y sont majoritairement corrigés.
Guide d’achat : Comment repérer un modèle à problèmes ?
Lors de votre visite pour un véhicule d’occasion, soyez vigilant. Voici les symptômes qui doivent vous alerter immédiatement :
- Écoutez le moteur à froid : Un bruit de claquement métallique ou de « machine à coudre » au démarrage est souvent signe d’une chaîne de distribution détendue (sur THP ou 1.5 BlueHDi).
- Inspectez le carnet d’entretien : Pour un 1.2 PureTech, vérifiez scrupuleusement les échéances de la courroie de distribution. A-t-elle été remplacée ? La crépine a-t-elle été nettoyée ? Sans facture, fuyez.
- Testez l’embrayage : Sur les boîtes manuelles, une pédale dure ou un patinage à l’accélération indique une usure prématurée, fréquente sur les HDi 110.
- Vérifiez l’électronique : Testez la climatisation, le GPS et l’écran tactile. Une lenteur excessive ou un bug lors de l’essai cache souvent un problème de faisceau ou de module coûteux.
Foire aux Questions (FAQ)
Quel est le problème le plus courant avec la Peugeot 3008 ?
Le problème le plus critique et répandu est la désagrégation de la courroie de distribution sur le moteur 1.2 PureTech essence, qui peut entraîner la casse du moteur. Sur les diesels récents, c’est le système AdBlue qui est la cause n°1 des pannes.
Quelles sont les années à éviter pour une 3008 ?
Il faut impérativement éviter les années de lancement : 2009 à 2011 pour la première génération, et 2016 à 2018 pour la seconde génération, car elles cumulent les défauts de jeunesse mécanique et électronique.
Quelle 3008 consomme le moins d’huile ?
Les modèles équipés du moteur 2.0 BlueHDi sont les plus stables. À l’inverse

